B. L'influence du sommeil sur nos études

a) Le sommeil des adolescents

   La plupart des adolescents ignore l’importance et le fonctionnement du sommeil. Ils le considèrent davantage comme une perte de temps qui empiète sur leurs activités que comme un besoin naturel indispensable à la santé.

Depuis les trente dernières années, les adolescents auraient vu leurs nuits s'écourter de plus d'1h30. Pourtant, les besoins en sommeil à cette période de notre vie restent bien supérieurs à ceux de l'âge adulte. En moyenne, on aurait besoin de 9h30 de sommeil pour être en forme. D'après une étude de l'Inpes (Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé), près de 30% des 15-19 ans présentent une dette de sommeil importante et 25% dormiraient moins de 7h par nuit. On est donc bien loin de la durée recommandée par les médecins.

 Ce manque de sommeil peut être dû à des insomnies. En effet 10 à 20% des adolescents souffrent de troubles du sommeil. D'autres, et nous l'avons vu, rencontrent des difficultés à trouver le sommeil. Elles peuvent être directement liées aux dépendances comme la consommation d'alcool, le tabac mais aussi nos addictions aux nouvelles technologies comme les écrans, puisqu'ils ont la particularité de nous maintenir éveillés. Les résultats obtenus grâce à notre sondage illustrent de façon pertinente les répercutions de l'utilisation des écrans le soir. La dernière partie de notre TPE est d'ailleurs consacrée à leurs effets néfastes sur l'organisme, qui pourraient retarder notre sommeil de façon significative.

Qu'elles soient chroniques ou passagères, ces difficultés à dormir de manière suffisante ont des conséquences sur notre vie quotidienne: somnolence, problèmes d'attention, de concentration...

Cependant, les troubles du sommeil ne touchent qu'une minorité des adolescents. Pour la plupart d'entre eux, cette dette de sommeil est due à une heure de coucher trop tardive et de lever matinale. Certains d'entre eux pensent compenser leurs nuits trop courtes le weekend, en faisant la grasse matinée, mais les heures de sommeil le matin sont moins réparatrices que celles de la nuit et ne suffisent pas toujours à combler ce déficit. De plus, des horaires irréguliers bouleversent l'horloge-biologique, à l'origine de notre sommeil, et peuvent perturber l'endormissement.

Les causes d'un coucher tardif sont multiples. Les adolescents ont beaucoup de contraintes sociales. Nombreux sont ceux qui aiment sortir, ou parler des heures à leurs amis avant même songer à aller se coucher. Les tablettes, smartphones et même la télévision sont autant de distractions que nous apprécions au détriment de notre sommeil. Si ce n'est pas à cause des écrans, ce sont les contraintes scolaires, comme les devoirs, qui nous incitent à veiller tardivement. Dans tous les cas, le sommeil n'est pas une priorité chez les adolescents.

 

 b) Les conséquences sur nos études

   Il a pourtant été démontré, et mis en évidence à l'aide de nos sondages, que le sommeil des adolescents avait des conséquences sur leurs capacités de travail et leurs études.

Un manque de sommeil peut engendrer une irritabilité, une fatigue, une baisse de la vigilance, de la concentration, comme une somnolence en classe. Il agit également, et de facon non-négligeable, sur les performances scolaires. Il est l'origine de troubles de l'attention et de troubles de l'apprentissage, puisque le processus de mémorisation a surtout lieu pendant le sommeil paradoxal. En clair, notre nuit est indispensable à l'acquisition des connaissances et il est important de ne pas la négliger.

Une carence hypnique pourrait se traduire par des capacités altérées et des résultats scolaires diminués. Il a été prouvé que même une seule nuit sans sommeil entraînait une perte de masse cérébrale.

 Autant privilégier alors, un sommeil réparateur à toute source de distraction nocturne, et ainsi optimiser nos capacités intellectuelles.